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007 First Light atteint 88 sur Metacritic et 1,5 million d’exemplaires en 24 heures

Adrian Kessler

Le jeu qui réussit enfin à capter l’essence de James Bond n’est pas sorti d’Hollywood. IO Interactive, le studio indépendant danois à l’origine de la trilogie Hitman, a livré quelque chose que les adaptations cinématographiques de la franchise n’avaient jamais tout à fait réussi : une histoire des origines jouable qui justifie chaque retournement. 007 First Light vous place aux commandes d’un Bond de 26 ans, marin de la Royal Navy qui n’a pas encore gagné sa licence de tuer, et vous fait ressentir ce qu’il en coûte de l’obtenir.

IO Interactive applique la philosophie Hitman à un personnage qui improvise encore. Là où l’Agent 47 est une arme parfaite, Bond dans First Light apprend encore. Les joueurs choisissent entre l’action frontale, avec des tirs en couverture et un compteur Focus pour désarmer les adversaires au ralenti, ou le jeu furtif grâce aux gadgets, aux éliminations environnementales et à la superposition Q-Lens pour suivre les patrouilles. Les deux approches sont récompensées à égale profondeur mécanique. Une mine paralysante placée près d’un tableau électrique, une parade qui se termine avec Bond projetant un contact contre une table en verre, une fléchette tranquillisante tirée dans le brouillard islandais : les moments individuels fonctionnent parce que le système qui les sous-tend est cohérent, pas seulement spectaculaire.

L’histoire débute avec un avion abattu au-dessus de l’Islande, la première grave erreur de Bond sur le terrain, et le propulse dans un programme de formation accéléré au MI6 qui révèle rapidement un complot au cœur de l’agence. Patrick Gibson incarne un Bond qui tente d’être plus froid qu’il ne l’est réellement, soutenu par Kiera Lester en jeune Moneypenny, Lennie James en agent contrôleur John Greenway, Gemma Chan et Lenny Kravitz. L’écriture résiste au sourire ironique habituel de la franchise et donne un vrai poids à la dynamique mentor-élève. Un thème original de Lana Del Rey et du compositeur David Arnold pose le registre dès la première image.

Les critiques ont répondu avec des notes rarement vues pour un jeu sous licence. 007 First Light obtient un 88 sur Metacritic et un 89 sur OpenCritic, le plaçant au-dessus de chaque opus de la trilogie Hitman. Les joueurs ont suivi : le jeu a vendu 1,5 million d’exemplaires en 24 heures. Le dernier jeu Bond à générer une telle attention critique multiplateforme était GoldenEye 007 en 1997.

La campagne n’est pas sans défauts. Les séquences en véhicule, un incontournable de la franchise, ressemblent davantage à une concession au genre qu’à une extension cohérente du gameplay à pied : fonctionnelles, mais rarement aussi intéressantes que les missions furtives qui les entourent. Quelques chapitres du deuxième acte semblent moins aboutis que les premières heures, pourtant très bien construites. L’édition Nintendo Switch 2 est confirmée mais sans date précise, et la campagne dure environ 15 heures.

Après le générique, le mode Simulations Tactiques apporte une substance que la première partie n’annonce pas pleinement. Des versions rejouables des missions principales avec modificateurs supplémentaires, classements et boucle de progression donnent aux mécaniques furtives de l’espace bien au-delà du générique. IO Interactive a confirmé des extensions post-lancement pour le mode TacSim.

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007 First Light est disponible dès maintenant sur PlayStation 5, Xbox Series X et Series S, et sur PC via Steam et l’Epic Games Store, au prix de 69,99 $ pour l’édition standard et 79,99 $ pour l’édition Deluxe. L’édition Nintendo Switch 2 est prévue pour le troisième trimestre 2026 sans date précise. IO Interactive développe et publie le titre de manière indépendante ; Amazon MGM Studios détient la licence Bond.

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