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Juliet revient avec ‘Love or Die’ — vingt ans après avoir tourné le dos à la dance-pop

Cassian Vale
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La formule qui propulsait la musique dance du début des années 2000 était simple : le bon producteur, le bon label, la bonne voix. Juliet avait les trois — et les classements Billboard pour le confirmer. Puis elle est partie. Pas sur le côté, pas vers un recoin plus tranquille de l’industrie, mais entièrement dehors. Ce qui est resté dans cet espace est la question à laquelle son prochain EP Passages consacre son existence.

Elle s’est d’abord fait connaître avec le groupe 1Plus1 d’Elektra Records, aux côtés de son frère markie, autour d’une réinterprétation techno de “Cherry Bomb”. Un contrat solo chez Virgin Records a suivi, associant Juliet au producteur Stuart Price — deux fois lauréat d’un Grammy et architecte de disques pour Madonna et Les Rhythmes Digitales. Leur album Random Order a envoyé plusieurs singles au sommet du Billboard Hot Dance Club Chart. Une collaboration avec David Guetta sur “Do Something Love” a étendu sa portée au circuit mondial de la pop électronique. Pour la mesure de l’industrie, la trajectoire était réelle. Selon Juliet elle-même, elle était devenue insoutenable. Plutôt que de recalibrer, elle est partie.

Love or Die single artwork by Juliet — abstract painted guitar picks
Image: Juliet

Ce départ n’a pas arrêté la circulation de la musique. Sous l’économie numérique fondée sur la production constante, le catalogue de Juliet a continué à accumuler des auditeurs sans l’intervention de son auteure — environ 45 000 mensuels sur Spotify, un chiffre qu’elle dit n’avoir pas construit. Dans l’annonce autour de Passages, elle lit cette persistance non comme un entretien de l’héritage mais comme la preuve de quelque chose de plus durable que la course aux tendances : la résonance. Ce mot, et la distinction qu’il marque, est le cadre de tout ce qu’elle crée maintenant.

Passages a été construit en grande partie dans le studio maison de son frère dans le comté de Bucks, Pennsylvanie — petit, bien chauffé, équipé d’un piano Wurlitzer que l’annonce décrit, avec affection, comme mal élevé. Les mixages et le mastering ont été confiés au double vainqueur du Grammy Glenn Barratt, dont les crédits incluent un travail avec Diana Ross, aux Morningstar Studios de Philadelphie. Le disque couvre un large éventail tonal : des ballades synth-pop envolées, de la house mélodique propulsive et des compositions plus intimes qui restent proches de la voix. Le fil conducteur, dit l’annonce, est l’honnêteté émotionnelle brute plutôt que le format.

La vidéo de “Love or Die”, le single principal, est désormais disponible sur les principales plateformes. Un second single, “Liberté”, est également disponible maintenant. La mesure que Juliet applique à tous les deux — et à tout Passages — n’est pas celle de l’industrie. La plus haute distinction qu’elle a reçue pour la nouvelle musique n’est pas venue d’un critique ni d’un classement, mais d’une note manuscrite d’une auditrice : “C’est ce moment dans ma vie. Merci de mettre des mots dessus.” L’EP Passages arrive le 23 octobre. La musique de Juliet est disponible sur Spotify et les principales plateformes de streaming.

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