Technologie

Le smart ring Cirqa de Garmin émerge en 10 variantes et vise le territoire d’Oura

Susan Hill

Garmin n’a pas annoncé de bague connectée. Mais un ensemble de codes produits déposés sous la même référence d’homologation dans la base de données de l’Anatel, l’agence de régulation des télécommunications du Brésil — tous soumis par Garmin le même jour — suggère fortement qu’une telle bague est imminente. Les documents, révélés en premier par Wareable, pointent vers un appareil baptisé Cirqa Smart Ring. Dix codes modèles apparaissent dans le dossier, ce qui indique généralement des variantes de taille ou de couleur du même produit.

Pour une entreprise bâtie autour des montres GPS de sport, entrer sur le marché des bagues connectées représenterait un changement de stratégie significatif. Garmin a passé des décennies à se forger une réputation auprès des coureurs, cyclistes et nageurs qui considèrent leur montre comme un outil d’entraînement principal. Une bague connectée positionne la société différemment : comme une option pour les athlètes qui souhaitent un suivi santé continu sans avoir à attacher un appareil au poignet à chaque heure de la journée.

Les catégories que couvrirait la Cirqa — qualité du sommeil, variabilité de la fréquence cardiaque et charge quotidienne — sont les mêmes métriques que l’Oura Ring et la Samsung Galaxy Ring suivent déjà. Toutes deux ont trouvé un public réel : Oura compte plus de 2 millions d’abonnés payants, et la Galaxy Ring de Samsung a été lancée mi-2024 comme une tentative directe d’étendre le suivi santé au-delà de la montre connectée. L’entrée de Garmin, si confirmée, apporterait des décennies de crédibilité dans les données sportives à une catégorie qui a historiquement eu du mal à attirer les sportifs sérieux.

Plusieurs détails que les documents d’homologation ne révèlent pas : le prix, la configuration exacte des capteurs, l’autonomie, ni aucune liste de compatibilité confirmée avec l’écosystème Connect existant de Garmin. Ces omissions sont attendues à ce stade — les dépôts réglementaires sont des formalités procédurales, pas des annonces de produits. Le dossier prouve que Garmin prépare la vente de l’appareil dans au moins un marché ; il ne confirme ni une disponibilité mondiale, ni une fenêtre de lancement, ni que le produit n’a pas été abandonné.

Il y a de réelles raisons d’être sceptique. Garmin a déjà déposé du matériel dans des bases de données réglementaires avant de produits qui ont été retardés, considérablement modifiés, ou jamais mis en vente de masse. Une inscription dans l’Anatel brésilien est une preuve solide que l’entreprise est au moins passée au-delà des premiers stades d’ingénierie, mais c’est un seul point de données provenant d’une seule base. Aucun porte-parole de Garmin n’a confirmé l’existence du produit.

Le marché des bagues connectées reste véritablement concurrentiel sans vainqueur clair. Oura, Samsung et un ensemble plus restreint de marques dont Ultrahuman et RingConn sont en concurrence dans des fourchettes de prix qui se chevauchent. L’avantage potentiel de Garmin serait la confiance parmi les athlètes qui utilisent déjà des appareils GPS Garmin — à condition que l’écosystème logiciel se connecte de manière significative à leurs données d’entraînement existantes. On ignore si la Cirqa s’intègre à Garmin Connect ou fonctionne comme un produit autonome.

Les dépôts réglementaires dans des bases comme l’Anatel et la FCC précèdent généralement les lancements de produits d’un à trois mois, bien que cela varie. Aucune date de lancement n’a été annoncée, et Garmin n’a fait aucune déclaration officielle concernant la Cirqa. Une annonce officielle pourrait survenir à tout moment, ou le produit pourrait être plus éloigné de la sortie que le dossier ne le laisse entendre.

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