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Bastard‼ : une virée débridée et sans complexes dans la fantasy heavy metal

Veronica Loop
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Dès la première apparition de Dark Schneider (Kisho Taniyama, Kisho Taniyama), cape cramoisie au vent, alors qu’il invoque une tempête de flammes dans un cri de guerre qui résonne comme un coup de tonnerre, Bastard‼ -Heavy Metal, Dark Fantasy- annonce clairement la couleur : ici, on veut du bruit, du sans-filtre et de l’excès flamboyant. Cette série ONA, créée par Takaharu Ozaki (Takaharu Ozaki) et Taro Tanaka (Taro Tanaka), est une lettre d’amour aux outrances décomplexées du heavy metal et des animes de dark fantasy des années 1980, le tout dans un style visuel qui semble tout droit sorti d’une pochette d’Iron Maiden. La série ne se contente pas de jouer avec la frontière entre le kitsch et la sincérité : elle la franchit d’un bond, sans la moindre retenue.

De quoi s’agit-il ?

Bastard‼ suit Dark Schneider, un magicien noir imprévisible dont le nom est déjà une sacrée déclaration de guerre à la subtilité, invoqué par le royaume de Meta-llicana pour empêcher les forces du mal de ressusciter Anthrasax, le Dieu de la Destruction. La série mêle action, fantasy et science-fiction dans un style très marqué, avec une narration qui privilégie les aventures épisodiques plutôt qu’un récit soigneusement construit. Imaginez Fist of the North Star qui rencontre He-Man, le tout passé au filtre d’un clip de heavy metal des années 1980.

Le casting vocal réunit des comédiens talentueux, qui insufflent à leurs rôles l’énergie nécessaire. La prestation de Kisho Taniyama (Kisho Taniyama) dans le rôle de Dark Schneider mérite tout particulièrement d’être saluée : il restitue le tempérament imprévisible du personnage avec un mélange de charisme et de menace, le rendant à la fois terrifiant et étrangement attachant. Tomori Kusunoki (Tomori Kusunoki) apporte chaleur et détermination à Tia Noto Yoko, tandis que Gara, interprété par 安元洋貴 (Hiroki Yasumoto), insuffle une touche d’humour noir qui empêche la série de se prendre trop au sérieux.

Ce qui fonctionne

C’est dans les scènes de combat que Bastard‼ donne vraiment toute sa mesure. Le réalisateur Takaharu Ozaki orchestre les affrontements avec une énergie frénétique qui donne à chaque choc des airs de final de concert. Les combats de Schneider sont particulièrement impressionnants : sa puissance brute et son imprévisibilité en font un antihéros captivant, même si ses motivations restent souvent confuses. L’humour fonctionne lui aussi étonnamment bien. L’irrévérence de Schneider et l’absurdité des situations dans lesquelles il se retrouve — comme invoquer des démons pour le petit déjeuner — apportent de la légèreté sans amoindrir les moments les plus sombres.

La musique est un autre atout de taille. Entre envolées orchestrales et riffs qui donnent envie de headbanger, elle amplifie l’action et renforce l’esthétique heavy metal de la série. La bande originale prolonge naturellement le style visuel et crée une expérience immersive qui entraîne le spectateur dans l’univers de Schneider.

Le casting vocal mérite une mention spéciale. La prestation de Kisho Taniyama dans le rôle de Dark Schneider se distingue particulièrement : il donne vie au tempérament imprévisible du personnage avec un mélange de charisme et de menace. Tomori Kusunoki apporte chaleur et détermination à Tia Noto Yoko, tandis que Gara, interprété par 安元洋貴, ajoute une dose d’humour noir qui empêche la série de se prendre trop au sérieux.

L’adhésion sans réserve de la série à ses influences est à la fois sa plus grande force et son talon d’Achille. Elle puise abondamment dans les animes d’action des années 1980, la culture heavy metal et les codes de la fantasy, ce qui lui confère un charme nostalgique. Mais elle donne aussi parfois l’impression d’aligner les références et les hommages plutôt que de raconter une histoire dotée d’une voix qui lui soit propre.

Thèmes et ton

Bastard‼ n’élude pas ses thèmes de la destruction et du chaos. Dark Schneider est une force de la nature, incarnation de la puissance brute et de l’imprévisibilité du heavy metal lui-même. La série explore l’opposition entre contrôle et anarchie, brouillant souvent la frontière entre héroïsme et méchanceté. Le parcours de Schneider le mène au cœur des ténèbres, mais célèbre aussi une liberté sans entraves.

Le ton relève d’un exercice d’équilibriste entre kitsch et sincérité. D’un côté, la série assume pleinement son absurdité : les frasques grandiloquentes de Schneider et les éléments fantastiques composent un univers plus grand que nature. De l’autre, elle ménage de véritables moments d’émotion, notamment à travers l’évolution du personnage de Tia Noto Yoko.

Comparaisons et public

Bastard‼ ne plaira pas à tout le monde. La série s’adresse à un public bien particulier : celui qui apprécie les excès décomplexés du heavy metal et des animes de dark fantasy des années 1980. Les amateurs de Fist of the North Star, de He-Man et de groupes comme Iron Maiden y trouveront largement leur compte. C’est un voyage nostalgique dans le passé, mais aussi une célébration de l’énergie débridée qui caractérise ces genres.

En revanche, ceux qui recherchent un récit solidement construit ou des personnages fouillés risquent de rester sur leur faim. Le rythme est inégal : certains épisodes donnent l’impression de meubler, tandis que d’autres enchaînent tant d’action qu’il devient difficile de suivre. Les éléments de science-fiction se heurtent parfois à l’atmosphère plus sombre de la fantasy, créant une expérience décousue qui peut dérouter.

Ce qui coince

La crise d’identité de la série est son principal défaut. Bastard‼ emprunte tant aux animes d’action des années 1980, à la culture heavy metal et aux codes de la fantasy qu’elle ressemble parfois davantage à un pastiche qu’à une histoire cohérente. Par moments, elle donne l’impression d’être une succession de références et d’hommages, plutôt qu’un récit doté d’une voix qui lui soit propre.

Le rythme pose également problème. Certains épisodes semblent remplir la durée, ralentissant l’élan et donnant à la série un aspect inégal. Les éléments de science-fiction entrent parfois en conflit avec le ton plus sombre de la fantasy, au risque de créer une expérience décousue et déconcertante.

Verdict

Bastard‼ est un plaisir coupable : brut de décoffrage, mais indéniablement réjouissant. La série ne cherche pas à faire de l’art majeur ; c’est une lettre d’amour aux excès des années 1980, et elle remplit parfaitement cette mission. Les combats sont grisants, la musique tombe juste et le casting vocal apporte à ses rôles l’énergie qu’il leur faut. Mais la crise d’identité de la série et son rythme inégal l’empêchent d’atteindre la grandeur.

Bastard‼ s’adresse aux amateurs d’action démesurée, d’esthétique heavy metal et de fantasy sombre.

Casting

Photos : The Movie Database (TMDB)

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