DreamWorks Animation a annoncé une expansion significative de l’une de ses franchises cinématographiques récentes, « Les Bad Guys ». Le studio présente une nouvelle série télévisée intitulée « Les Bad Guys cassent la baraque ». La production est décrite comme une série de comédie de braquage animée en images de synthèse (CG) et sera lancée en exclusivité sur la plateforme de streaming Netflix.
Ce lancement marque une nouvelle étape dans la stratégie de la franchise sur le petit écran. La nouvelle série succède à deux productions antérieures sur Netflix, les épisodes spéciaux « Les Bad Guys : Un Noël encore plus méchant » et « Les Bad Guys : Le casse de la Toussaint ». Cependant, contrairement à ces productions uniques, « Les Bad Guys cassent la baraque » se présente comme une histoire feuilletonnante qui se déploie sur six épisodes. Cette initiative témoigne d’un effort concerté de la part du studio pour développer la propriété intellectuelle en une marque multiplateforme, en utilisant le format épisodique pour maintenir l’engagement du public et enrichir l’univers de la franchise entre les sorties de films majeurs.
Intrigue et contexte narratif
La nouvelle série sert de préquelle au film à succès. L’intrigue explore les « étapes formatives en tant qu’aspirants criminels » du gang, se situant chronologiquement bien avant les événements de rédemption qui ont défini le long-métrage.
Le synopsis officiel se concentre sur les tentatives de l’équipe pour se forger une réputation. Le personnage principal, M. Loup (Mr. Wolf), est déterminé à ce que le gang atteigne le sommet de la liste des « Pires des Pires » (Worst of the Worst) du journal « 6 News Nightly ». Pour atteindre cet objectif, M. Loup pousse ses compagnons à exécuter des « casses plus audacieux » et « plus grands ».
Un élément comique central de la série, fidèle au ton de la franchise, est que l’équipe « n’est pas exactement douée pour être méchante ». Leurs efforts pour gagner en infamie et prouver leurs compétences criminelles se soldent souvent par des échecs comiques.
La décision de positionner la série comme une préquelle est un choix narratif stratégique. Tandis que le film original « Les Bad Guys » et sa suite cinématographique à venir, « Les Bad Guys 2 », se concentrent sur l’arc de rédemption du gang et leurs tentatives d’être bons, la série télévisée évite cette intrigue principale. À la place, elle choisit d’« approfondir l’histoire » et d’explorer les dynamiques du groupe durant leurs années de formation. Cette stratégie permet au studio de générer du nouveau contenu et d’étendre l’univers des personnages, en s’appuyant sur la base des histoires des livres d’Aaron Blabey, sans interférer avec les arcs narratifs à fort enjeu réservés aux sorties en salles.
L’équipe de production : une approche éprouvée de DWATV
La série est produite par DreamWorks Animation Television et est basée sur l’œuvre d’Aaron Blabey. La direction créative est assurée par les producteurs exécutifs Bret Haaland et Katherine Nolfi.
La participation de Haaland est notable, car il apporte une expérience significative dans l’adaptation des principales propriétés cinématographiques de DreamWorks en formats épisodiques, son crédit le plus marquant étant « Kung Fu Panda : L’Incroyable Légende ». L’affectation d’un producteur vétéran doté de cette expertise spécifique souligne l’application d’un modèle de production éprouvé par DreamWorks Animation Television : transposer une propriété cinématographique à gros budget en un produit durable et rentable pour le marché du streaming.
Bien que la série télévisée soit sous la direction de Haaland et Nolfi, l’équipe créative du film est restée impliquée. Il est rapporté que l’équipe du long-métrage, y compris le réalisateur Pierre Perifel, est restée « proche pour donner… ses conseils », aux côtés du coréalisateur JP Sans et du producteur Damon Ross. Ce modèle de collaboration vise à assurer la continuité de la marque et la vision artistique, tandis que l’équipe de production télévisée exécute la série en respectant les contraintes de coût et de calendrier de l’animation épisodique. Les producteurs exécutifs ont souligné que la série se concentre sur l’exploration des personnalités du gang et de leurs relations mutuelles. La productrice exécutive Katherine Nolfi a mis en avant la nature collaborative de la production, citant les contributions clés du directeur artistique Jonathan Pyun, du producteur délégué Shaun Avnet, ainsi que des équipes de scénaristes, de storyboarders, d’animateurs 3D et de composition.
La distribution vocale : un changement stratégique et cohérent
Un changement significatif par rapport au long-métrage est la distribution vocale. La série présente un ensemble d’acteurs de doublage entièrement nouveau pour la bande principale. Les rapports confirment qu’« aucun membre de la distribution originale des films ne revient ».
Dans le long-métrage, les rôles principaux étaient interprétés par Sam Rockwell (M. Loup), Marc Maron (M. Serpent), Awkwafina (Mlle Tarentule), Craig Robinson (M. Requin) et Anthony Ramos (M. Piranha).
Pour la série télévisée, ces rôles sont repris par une nouvelle distribution : Michael Godere prête sa voix à M. Loup (Mr. Wolf), Chris Diamantopoulos à M. Serpent (Mr. Snake), Mallory Low à Mlle Tarentule (Ms. Tarantula), Ezekiel Ajeigbe à M. Requin (Mr. Shark) et Raul Ceballos à M. Piranha (Mr. Piranha).
La distribution secondaire est complétée par des comédiens et acteurs de doublage établis, dont Zehra Fazal (dans le rôle de Tiffany Fluffit), Patton Oswalt (M. Wigglesworth) et Kate Mulgrew (Serpentina).
Ce changement de distribution semble être une stratégie de talent délibérée et à deux niveaux de la part du studio. Les acteurs de doublage de la série télévisée ne sont pas complètement nouveaux dans ces rôles ; la plupart « reprennent leurs rôles des précédents spéciaux Netflix des Bad Guys », « Les Bad Guys : Un Noël encore plus méchant » et « Les Bad Guys : Le casse de la Toussaint ».
Cette approche suggère que les émissions spéciales précédentes ont servi de terrain d’essai pour la nouvelle distribution. Le studio réserve les stars de cinéma de premier plan pour les événements cinématographiques à gros budget, tout en cultivant une distribution télévisuelle distincte, mais désormais familière au public de Netflix, qui est financièrement plus viable pour la production en volume d’une série télévisée.
Structure, format et lancement
« Les Bad Guys cassent la baraque » est une série télévisée basée sur la série de livres à succès de Scholastic par Aaron Blabey. La première saison se compose de six épisodes. La durée estimée de chaque épisode est de 20 à 30 minutes. Ce format permet une « histoire feuilletonnante » conçue pour « approfondir l’histoire » menant aux événements du film original.
La première saison de « Les Bad Guys cassent la baraque » sera diffusée en exclusivité sur Netflix le 7 novembre.
