Cinéma

« Good News » : Une crise de détournement d’avion devient une satire dans le nouveau film coréen de Netflix

Comédie noire à 10 000 mètres d'altitude
Molly Se-kyung

Ce n’est plus une surprise pour personne : l’industrie coréenne du divertissement est l’une des plus importantes au monde, en partie grâce à son alliance avec le géant du streaming, Netflix. Les productions coréennes osent tout, et cette fois-ci, elles s’attaquent à la comédie, avec une touche macabre. De plus, bien que de manière assez lointaine, le film est inspiré d’un fait réel.

Une nouvelle production sud-coréenne arrive sur la scène internationale avec une proposition audacieuse : transformer la tension d’un détournement d’avion en une comédie noire acérée. « Good News » se présente comme un mélange de genres, fusionnant le thriller catastrophe avec une satire mordante sur l’incompétence bureaucratique et les complexités de la coopération internationale. Le film s’éloigne du drame conventionnel pour offrir un commentaire ingénieux et « totalement ridicule » sur la manière dont les institutions réagissent lorsque la vie de centaines de personnes ne tient qu’à un fil.

Le récit se concentre sur une équipe de mission secrète, réunie dans le but de faire atterrir en toute sécurité un avion détourné, en utilisant toutes les tactiques que la situation chaotique exige. L’originalité du film ne réside pas seulement dans son postulat, mais dans la manière dont il utilise son ton comme principal véhicule thématique. Cette fusion des genres n’est pas un simple ornement stylistique ; c’est l’outil à travers lequel l’inefficacité institutionnelle est critiquée. L’humour n’émerge pas de blagues isolées, mais du gouffre qui se creuse entre la gravité de la situation — un avion rempli d’otages — et la réponse absurde, égoïste et désorganisée des autorités. L’intrigue suit des équipes de renseignement et militaires de Corée du Sud, du Japon et des États-Unis alors qu’elles emploient des « tactiques sauvages » et prennent des décisions « de plus en plus absurdes » dans leur tentative de résoudre la crise.

Se déroulant dans les années 70, le film utilise l’humour noir et l’absurde comme un miroir de la réalité politique contemporaine. Le détournement sert de microcosme pour satiriser la manière dont les agendas nationaux et les ego personnels entravent souvent la résolution des crises mondiales.

L’intrigue : Une mission secrète entre chaos et bureaucratie

L’histoire de « Good News » commence quelques instants après qu’un avion de ligne japonais, qui vient de décoller de Tokyo, est détourné par des membres de la Faction Armée rouge armés de couteaux et d’armes à feu. Leur demande est claire : être emmenés à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord. Cependant, l’impossibilité logistique de leur plan initial déclenche rapidement une crise internationale impliquant plusieurs gouvernements et agences de renseignement.

Pour gérer la situation, une opération secrète est activée, dirigée par un trio de personnages hétéroclites. Au centre de l’opération se trouvent trois figures clés qui doivent naviguer dans le chaos depuis le sol et les airs :

  • « Nobody » (interprété par Sul Kyung-gu) : Un énigmatique « solutionneur de problèmes » ou « fixer », une figure de l’ombre dont l’identité est inconnue mais dont le travail est réputé pour être percutant et efficace. Il agit comme le cerveau non officiel de la mission, opérant dans l’ombre.
  • Seo Go-myung (interprété par Hong Kyung) : Un lieutenant d’élite de l’armée de l’air. Décrit comme le personnage le plus sensé et aux réactions les plus sincères, il est entraîné dans la mission et se voit confier la tâche de réaliser un « double détournement » de l’avion depuis le sol, en manipulant les signaux radio pour en reprendre le contrôle.
  • Park Sang-hyeon (interprété par Ryoo Seung-bum) : Le directeur de l’Agence centrale de renseignement de Corée (KCIA), qui commande officiellement l’opération. Son personnage incarne le pouvoir bureaucratique et les complexités politiques de la mission.

Le conflit principal du film ne se limite pas à la confrontation entre les pirates de l’air et les autorités. Une tension tout aussi importante naît entre les différentes agences de Corée du Sud, du Japon et des États-Unis, dont les tactiques chaotiques et souvent contradictoires compliquent la mission de sauvetage déjà périlleuse. Le concept du personnage de Hong Kyung qui « double-détourne l’avion depuis le sol » fonctionne comme une puissante métaphore du contrôle bureaucratique. Dans leur tentative de résoudre la crise, les autorités exercent une forme de contrôle sur les otages qui s’avère aussi restrictive et dangereuse que celle des terroristes originaux.

La lutte pour le contrôle de l’avion devient un symbole de la lutte pour le pouvoir entre les différentes factions bureaucratiques, suggérant que les institutions étatiques, avec leurs propres agendas et leurs luttes intestines, peuvent devenir une menace secondaire pour les citoyens qu’elles sont censées protéger. Les passagers se retrouvent piégés non seulement par les pirates de l’air, mais aussi par le jeu géopolitique qui se déroule à leurs dépens.

L’incident réel : Le détournement du vol 351 de Japan Airlines

Bien que satirique, l’intrigue de « Good News » s’inspire d’un événement historique réel qui a secoué le Japon et le monde : le détournement du vol 351 de Japan Airlines, connu sous le nom de « détournement du Yodogo ». L’incident a eu lieu le 31 mars 1970, lorsque neuf membres de la Faction Armée rouge de la Ligue communiste japonaise, armés de sabres katana et d’une bombe artisanale, ont pris le contrôle du Boeing 727 qui effectuait la liaison entre Tokyo et Fukuoka. À bord se trouvaient 129 personnes (122 passagers et 7 membres d’équipage) qui ont été prises en otage.

Leur cri de guerre, « Nous sommes Ashita no Joe ! », était une référence à un manga populaire sur un boxeur de la classe ouvrière, soulignant leur identité révolutionnaire. Bien que leur demande initiale était de se rendre à Cuba, les contraintes logistiques les ont amenés à exiger d’être transportés à Pyongyang, en Corée du Nord. La crise a inclus une tentative de tromperie ratée de la part des autorités sud-coréennes, qui ont déguisé l’aéroport de Gimpo à Séoul pour qu’il ressemble à un aéroport nord-coréen. Finalement, la situation tendue s’est résolue sans aucune victime lorsque les pirates de l’air ont libéré tous les otages en échange d’un unique volontaire : le vice-ministre des Transports du Japon, Shinjirō Yamamura, qui s’est offert en garantie pour la sécurité des passagers.

L’histoire des pirates de l’air ne s’est pas terminée à leur arrivée en Corée du Nord. Bien qu’initialement accueillis en héros révolutionnaires, leur exil s’est transformé en une sorte de prison dans un pays appauvri. Des décennies plus tard, plusieurs d’entre eux ont exprimé le désir de retourner au Japon et d’affronter la justice, décrivant le détournement comme un acte « égoïste et prétentieux ». Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il a même utilisé le groupe comme monnaie d’échange pour obtenir une aide économique du Japon. Ce retournement de situation ironique, où la « liberté » idéologique qu’ils cherchaient est devenue une cage, ajoute une couche de tragédie et de complexité aux antagonistes de l’histoire réelle.

La vision satirique de Byun Sung-hyun

Derrière « Good News » se trouve Byun Sung-hyun, considéré comme l’une des voix les plus singulières du cinéma sud-coréen contemporain. Sa filmographie, qui comprend des titres acclamés comme le thriller policier Sans pitié (2017), le drame politique Kingmaker (2022) et le film d’action stylisé Kill Boksoon (2023), témoigne d’un talent remarquable pour la stylisation visuelle et le mélange audacieux des genres. Un thème récurrent dans son œuvre est l’analyse de relations interpersonnelles complexes, souvent entre hommes, qu’il décrit lui-même comme une manière de « démêler des histoires », allant jusqu’à affirmer qu’il a conçu Sans pitié comme une « romance ».

Pour « Good News », Byun indique clairement que son intention n’est pas de créer un documentaire historique. Bien que le film se déroule dans les années 70, son objectif est de refléter « les absurdités qui continuent de résonner à travers les décennies » dans le monde actuel. Pour ce faire, il a opté pour une atmosphère « réinterprétée » de l’époque et a employé des techniques narratives comme la rupture du quatrième mur, un dispositif qui permet au public d’observer le chaos « à distance » et de l’analyser avec une perspective critique.

Ce film marque la quatrième collaboration consécutive entre Byun Sung-hyun et l’acteur Sul Kyung-gu, une relation réalisateur-muse qui a atteint un point de conscience de soi et de défi artistique. Le réalisateur lui-même a admis ressentir une « pression artistique » et être un peu « lassé » de l’image de Sul en costume qu’il a contribué à populariser depuis Sans pitié. Dans le but d’« extraire une facette différente de lui », Byun a étudié les premiers travaux de l’acteur pour créer le personnage de « Nobody », cherchant à capturer son « charme naturel ». De son côté, Sul a accepté le rôle presque instinctivement, démontrant une confiance absolue dans la vision de son collaborateur habituel. Cette dynamique suggère que leur travail commun sur « Good News » n’est pas une simple répétition d’une formule à succès, mais une évolution active, un dialogue créatif à long terme où le réalisateur déconstruit son acteur fétiche pour trouver une nouvelle vérité dans son interprétation.

La distribution

Le véritable cœur du film réside dans son trio de protagonistes, une combinaison calculée qui réunit un vétéran légendaire, une étoile montante et un acteur de caractère connu pour son imprévisibilité.

  • Sul Kyung-gu dans le rôle de « Nobody » : Considéré comme l’un des acteurs les plus respectés de Corée du Sud, Sul Kyung-gu est connu pour son incroyable polyvalence et ses rôles emblématiques dans des films qui ont défini une époque, comme Peppermint Candy (1999), Oasis (2002), la saga Public Enemy et Silmido (2003). Célèbre pour sa capacité à se transformer physiquement pour ses rôles, ce qui lui a valu le surnom de « Monsieur Poids Flottant », il incarne dans « Good News » l’énigmatique « fixer », un rôle conçu par le réalisateur pour montrer une facette plus naturelle et éloignée de ses récents personnages en costume.
  • Hong Kyung dans le rôle de Seo Go-myung : Hong Kyung s’est imposé comme l’une des jeunes stars les plus prometteuses de sa génération. Son interprétation acclamée d’un jeune homme autiste dans Innocence (2020) lui a valu un prestigieux Baeksang Arts Award, et il a continué à accumuler les succès avec des séries comme Weak Hero Class 1 et Revenant. Dans le film, son rôle du lieutenant Seo Go-myung sert d’ancre morale et rationnelle à l’histoire, offrant au public un point d’identification au milieu du chaos bureaucratique.
  • Ryoo Seung-bum dans le rôle de Park Sang-hyeon : Connu pour ses rôles éclectiques et souvent excentriques, Ryoo Seung-bum a construit une carrière en interprétant des personnages mémorables dans des films comme Crying Fist (2005), The Unjust (2010) et The Berlin File (2013), dont beaucoup ont été réalisés par son frère aîné, Ryoo Seung-wan. Dans « Good News », il joue le directeur de la KCIA, un rôle qui lui permet d’incarner l’autorité bureaucratique, probablement avec la touche imprévisible qui caractérise son style d’acteur.

La sélection de ces trois acteurs ne semble pas fortuite, car leurs carrières respectives reflètent les archétypes de pouvoir qu’ils représentent. Sul Kyung-gu est l’« establishment » du cinéma coréen ; Hong Kyung est la nouvelle génération qui représente l’avenir ; et Ryoo Seung-bum est l’agent du chaos, l’« outsider ». Le film confronte ces trois archétypes, créant une dynamique qui reflète la tension du monde réel entre les anciennes structures de pouvoir, les réformateurs idéalistes et les acteurs imprévisibles qui opèrent selon leurs propres règles.

La distribution est complétée par une présence importante d’acteurs japonais, dont Takayuki Yamada, Kippei Shiina, Sho Kasamatsu et Nairu Yamamoto, ce qui souligne la nature internationale de l’histoire et de la production.

Donner vie à une crise historique

La production de « Good News » a été officiellement annoncée par Netflix en septembre 2024, avec un tournage qui a recherché un haut degré d’authenticité pour recréer l’atmosphère des années 70. L’équipe de production a construit des décors détaillés dans la ville de Gunsan et a même importé un véritable avion pour garantir le réalisme des scènes à bord.

Avant même sa sortie mondiale, le film a déjà suscité une attente considérable sur le circuit international. Sa sélection officielle dans deux des festivals de cinéma les plus prestigieux au monde souligne son ambition artistique. Il a eu sa première mondiale dans la section « Special Presentation » du 50e Festival international du film de Toronto (TIFF) et sa première coréenne dans la section « Gala Presentation » du 30e Festival international du film de Busan (BIFF).

Cette stratégie de lancement est une déclaration significative de la part de Netflix. En positionnant le film sur des plateformes traditionnellement réservées au cinéma d’auteur et aux candidats aux prix, la société élève « Good News » au-dessus du vaste catalogue de contenu en streaming. Elle recherche une validation critique qui le légitime en tant qu’œuvre cinématographique de prestige, signalant qu’il s’agit de l’un de ses grands paris de l’année et attirant un public cinéphile mondial.

Le film promet d’être une satire tendue et énergique qui utilise un événement historique comme toile de fond pour explorer les thèmes de la bureaucratie, de l’incompétence et des complexités absurdes de la politique internationale qui restent aussi pertinents aujourd’hui qu’il y a cinq décennies.

Le film « Good News » sort sur Netflix le 17 octobre.

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Kino

„Good News“: Eine Flugzeugentführung wird zur Satire in neuem koreanischen Netflix-Film

Schwarze Komödie in 10.000 Metern Höhe
Molly Se-kyung

Es ist längst keine Überraschung mehr: Die koreanische Unterhaltungsindustrie gehört zur Weltspitze, auch dank ihrer Partnerschaft mit dem Streaming-Giganten Netflix. Koreanische Produktionen schrecken vor nichts zurück, und dieses Mal wagen sie sich an eine Komödie – mit makabren Zügen. Und obwohl nur sehr entfernt, ist sie von einer wahren Begebenheit inspiriert.

Eine neue südkoreanische Produktion betritt die internationale Bühne mit einem kühnen Konzept: die Anspannung einer Flugzeugentführung in eine scharfsinnige schwarze Komödie zu verwandeln. „Good News“ präsentiert sich als eine Mischung aus Genres, die den Katastrophen-Thriller mit einer bissigen Satire über bürokratische Inkompetenz und die Komplexität internationaler Zusammenarbeit verbindet. Der Film weicht vom konventionellen Drama ab, um einen witzigen und „völlig lächerlichen“ Kommentar darüber abzugeben, wie Institutionen reagieren, wenn das Leben von Hunderten von Menschen auf dem Spiel steht.

Die Handlung konzentriert sich auf ein geheimes Einsatzteam, das mit dem Ziel zusammengestellt wird, ein entführtes Flugzeug sicher zur Landung zu bringen, wobei jede Taktik angewendet wird, die die chaotische Situation erfordert. Die Originalität des Films liegt nicht nur in seiner Prämisse, sondern auch darin, wie er seinen Ton als thematisches Hauptvehikel einsetzt. Diese Genre-Fusion ist mehr als ein stilistisches Mittel; sie ist das Werkzeug, mit dem institutionelle Ineffizienz kritisiert wird. Der Humor entsteht nicht durch einzelne Witze, sondern aus der Kluft zwischen dem Ernst der Lage – ein Flugzeug voller Geiseln – und der absurden, egoistischen und unorganisierten Reaktion der Behörden. Die Geschichte folgt Geheimdienst- und Militärteams aus Südkorea, Japan und den Vereinigten Staaten, die bei ihrem Versuch, die Krise zu lösen, „wilde Taktiken“ anwenden und „zunehmend absurde“ Entscheidungen treffen.

Der in den 1970er Jahren angesiedelte Film nutzt schwarzen Humor und Absurdität als Spiegel der heutigen politischen Realität. Die Entführung dient als Mikrokosmos, um zu persiflieren, wie nationale Agenden und persönliche Egos oft die Lösung globaler Krisen behindern.

Die Handlung: Eine geheime Mission zwischen Chaos und Bürokratie

Die Geschichte von „Good News“ beginnt Momente, nachdem ein japanisches Passagierflugzeug, das gerade von Tokio gestartet ist, von Mitgliedern der Roten Armee Fraktion mit Messern und Schusswaffen entführt wird. Ihre Forderung ist klar: Sie wollen nach Pjöngjang, der Hauptstadt Nordkoreas, gebracht werden. Die logistische Undurchführbarkeit ihres ursprünglichen Plans löst jedoch schnell eine internationale Krise aus, an der mehrere Regierungen und Geheimdienste beteiligt sind.

Um die Situation zu bewältigen, wird eine Geheimoperation unter der Leitung eines ungleichen Trios aktiviert. Im Zentrum der Operation stehen drei Schlüsselfiguren, die das Chaos vom Boden und aus der Luft steuern müssen:

  • „Nobody“ (gespielt von Sul Kyung-gu): Ein rätselhafter „Problemlöser“ oder „Fixer“, eine zwielichtige Gestalt, deren Identität unbekannt ist, deren Arbeit aber für ihre durchschlagende Wirkung und Effektivität berühmt ist. Er agiert als inoffizieller Drahtzieher der Mission und operiert aus dem Verborgenen.
  • Seo Go-myung (gespielt von Hong Kyung): Ein Elite-Leutnant der Luftwaffe. Er wird als die vernünftigste Figur mit den aufrichtigsten Reaktionen beschrieben, wird in die Mission hineingezogen und mit der Aufgabe betraut, eine „doppelte Entführung“ des Flugzeugs vom Boden aus durchzuführen, indem er Funksignale manipuliert, um die Kontrolle zurückzugewinnen.
  • Park Sang-hyeon (gespielt von Ryoo Seung-bum): Der Direktor des koreanischen Geheimdienstes (KCIA), der die Operation offiziell leitet. Seine Figur verkörpert die bürokratische Macht und die politischen Komplexitäten der Mission.

Der Hauptkonflikt des Films beschränkt sich nicht auf die Konfrontation zwischen den Entführern und den Behörden. Eine ebenso wichtige Spannung entsteht zwischen den verschiedenen Behörden Südkoreas, Japans und der Vereinigten Staaten, deren chaotische und oft widersprüchliche Taktiken die ohnehin schon gefährliche Rettungsmission erschweren. Das Konzept, dass die Figur von Hong Kyung „das Flugzeug vom Boden aus doppelt entführt“, dient als starke Metapher für bürokratische Kontrolle. Bei ihrem Versuch, die Krise zu lösen, üben die Behörden eine Form der Kontrolle über die Geiseln aus, die sich als ebenso restriktiv und gefährlich erweist wie die der ursprünglichen Terroristen.

Der Kampf um die Kontrolle über das Flugzeug wird zum Symbol des Machtkampfes zwischen den verschiedenen bürokratischen Fraktionen und deutet an, dass staatliche Institutionen mit ihren eigenen Agenden und internen Kämpfen zu einer sekundären Bedrohung für die Bürger werden können, die sie eigentlich schützen sollen. Die Passagiere sind nicht nur Gefangene der Entführer, sondern auch des geopolitischen Spiels, das auf ihre Kosten ausgetragen wird.

Der wahre Vorfall: Die Entführung des Japan-Airlines-Flugs 351

Obwohl satirisch, ist die Handlung von „Good News“ von einem realen historischen Ereignis inspiriert, das Japan und die Welt erschütterte: die Entführung des Japan-Airlines-Flugs 351, bekannt als die „Yodogo-Entführung“. Der Vorfall ereignete sich am 31. März 1970, als neun Mitglieder der Roten Armee Fraktion der Japanischen Kommunistischen Liga, bewaffnet mit Katana-Schwertern und einer selbstgebauten Bombe, die Kontrolle über die Boeing 727 auf dem Flug von Tokio nach Fukuoka übernahmen. An Bord befanden sich 129 Personen (122 Passagiere und 7 Besatzungsmitglieder), die als Geiseln genommen wurden.

Ihr Schlachtruf „Wir sind Ashita no Joe!“ war eine Anspielung auf einen beliebten Manga über einen Boxer aus der Arbeiterklasse, was ihre revolutionäre Identität unterstrich. Obwohl ihre ursprüngliche Forderung darin bestand, nach Kuba zu fliegen, zwangen logistische Probleme sie dazu, nach Pjöngjang in Nordkorea gebracht zu werden. Die Krise umfasste einen gescheiterten Täuschungsversuch der südkoreanischen Behörden, die den Flughafen Gimpo in Seoul als nordkoreanischen Flugplatz tarnten. Schließlich wurde die angespannte Situation ohne Todesopfer gelöst, als die Entführer alle Geiseln im Austausch gegen einen einzigen Freiwilligen freiließen: den japanischen Vize-Verkehrsminister Shinjirō Yamamura, der sich als Garantie für die Sicherheit der Passagiere anbot.

Die Geschichte der Entführer endete nicht mit ihrer Ankunft in Nordkorea. Obwohl sie zunächst als revolutionäre Helden empfangen wurden, wurde ihr Exil zu einer Art Gefängnis in einem verarmten Land. Jahrzehnte später äußerten mehrere von ihnen den Wunsch, nach Japan zurückzukehren und sich der Justiz zu stellen, und beschrieben die Entführung als „egoistische und überhebliche“ Tat. Der nordkoreanische Führer Kim Jong-il nutzte die Gruppe sogar als Verhandlungsmasse, um Wirtschaftshilfe von Japan zu erhalten. Diese ironische Wendung des Schicksals, bei der die ideologische „Freiheit“, die sie suchten, zu einem Käfig wurde, verleiht den Antagonisten der wahren Geschichte eine zusätzliche Ebene der Tragik und Komplexität.

Die satirische Vision von Byun Sung-hyun

Hinter „Good News“ steht Byun Sung-hyun, der als eine der markantesten Stimmen des zeitgenössischen südkoreanischen Kinos gilt. Seine Filmografie, zu der gefeierte Titel wie der Krimi-Thriller The Merciless: Die Welt gehört den Bösen (2017), das politische Drama Kingmaker (2022) und der stilisierte Actionfilm Kill Boksoon (2023) gehören, zeigt ein bemerkenswertes Talent für visuelle Stilisierung und kühne Genre-Mischungen. Ein wiederkehrendes Thema in seinem Werk ist die Analyse komplexer zwischenmenschlicher Beziehungen, oft zwischen Männern, die er selbst als eine Art „Entwirren von Geschichten“ beschreibt und sogar behauptet, The Merciless als „Liebesfilm“ konzipiert zu haben.

Für „Good News“ stellt Byun klar, dass seine Absicht nicht darin besteht, einen historischen Dokumentarfilm zu schaffen. Obwohl der Film in den 1970er Jahren spielt, ist sein Ziel, „die Absurditäten widerzuspiegeln, die über die Jahrzehnte hinweg“ bis in die heutige Welt nachhallen. Dafür hat er sich für eine „neu interpretierte“ Atmosphäre der Epoche entschieden und erzählerische Techniken wie das Durchbrechen der vierten Wand eingesetzt, ein Mittel, das es dem Publikum ermöglicht, das Chaos „aus der Ferne“ zu beobachten und mit kritischem Blick zu analysieren.

Dieser Film markiert die vierte aufeinanderfolgende Zusammenarbeit zwischen Byun Sung-hyun und dem Schauspieler Sul Kyung-gu, eine Beziehung zwischen Regisseur und Muse, die einen Punkt der Selbstreflexion und künstlerischen Herausforderung erreicht hat. Der Regisseur selbst hat zugegeben, „künstlerischen Druck“ zu verspüren und des Bildes von Sul im Anzug, das er seit The Merciless mitpopularisiert hat, etwas „überdrüssig“ zu sein. Mit dem Ziel, „eine andere Seite von ihm hervorzuholen“, studierte Byun die frühen Arbeiten des Schauspielers, um die Figur des „Nobody“ zu erschaffen und dabei seinen „natürlichen Charme“ einzufangen. Sul seinerseits nahm die Rolle fast instinktiv an und bewies damit absolutes Vertrauen in die Vision seines ständigen Kollaborateurs. Diese Dynamik deutet darauf hin, dass ihre gemeinsame Arbeit an „Good News“ keine bloße Wiederholung einer Erfolgsformel ist, sondern eine aktive Weiterentwicklung – ein langfristiger kreativer Dialog, in dem der Regisseur seinen Lieblingsschauspieler dekonstruiert, um eine neue Wahrheit in seiner Darstellung zu finden.

Die Besetzung

Das wahre Herz des Films liegt in seinem Hauptdarsteller-Trio, einer kalkulierten Kombination aus einem legendären Veteranen, einem aufstrebenden Star und einem Charakterdarsteller, der für seine Unberechenbarkeit bekannt ist.

  • Sul Kyung-gu als „Nobody“: Sul Kyung-gu gilt als einer der angesehensten Schauspieler Südkoreas und ist bekannt für seine unglaubliche Vielseitigkeit und seine ikonischen Rollen in prägenden Filmen wie Peppermint Candy (1999), Oasis (2002), der Public Enemy-Saga und Silmido (2003). Berühmt für seine Fähigkeit, sich für seine Rollen körperlich zu verwandeln, was ihm den Spitznamen „Mr. schwankendes Gewicht“ einbrachte, spielt er in „Good News“ den rätselhaften „Fixer“, eine Rolle, die vom Regisseur entworfen wurde, um eine natürlichere Seite zu zeigen, fernab seiner jüngsten Anzug-Rollen.
  • Hong Kyung als Seo Go-myung: Hong Kyung hat sich als einer der vielversprechendsten jungen Stars seiner Generation etabliert. Seine gefeierte Darstellung eines jungen Mannes mit Autismus in Innocence (2020) brachte ihm einen prestigeträchtigen Baeksang Arts Award ein, und er feierte weitere Erfolge mit Serien wie Weak Hero Class 1 und Revenant. Im Film dient seine Rolle als Leutnant Seo Go-myung als moralischer und rationaler Anker der Geschichte und bietet dem Publikum inmitten des bürokratischen Chaos einen Identifikationspunkt.
  • Ryoo Seung-bum als Park Sang-hyeon: Bekannt für seine vielseitigen und oft exzentrischen Rollen, hat Ryoo Seung-bum eine Karriere mit unvergesslichen Charakteren in Filmen wie Crying Fist (2005), The Unjust – Makellos, schlagkräftig, bestechlich (2010) und The Berlin File (2013) aufgebaut, viele davon unter der Regie seines älteren Bruders Ryoo Seung-wan. In „Good News“ spielt er den Direktor des KCIA, eine Rolle, die es ihm ermöglicht, die bürokratische Autorität zu verkörpern, wahrscheinlich mit der unvorhersehbaren Note, die seinen Schauspielstil auszeichnet.

Die Auswahl dieser drei Schauspieler scheint kein Zufall zu sein, da ihre jeweiligen Karrieren die Machtarchetypen widerspiegeln, die sie repräsentieren. Sul Kyung-gu ist das „Establishment“ des koreanischen Kinos; Hong Kyung ist die neue Generation, die die Zukunft repräsentiert; und Ryoo Seung-bum ist der Agent des Chaos, der „Außenseiter“. Der Film lässt diese drei Archetypen aufeinandertreffen und schafft so eine Dynamik, die die reale Spannung zwischen alten Machtstrukturen, idealistischen Reformern und unberechenbaren Akteuren, die nach ihren eigenen Regeln spielen, widerspiegelt.

Ergänzt wird die Besetzung durch eine starke Präsenz japanischer Schauspieler, darunter Takayuki Yamada, Kippei Shiina, Sho Kasamatsu und Nairu Yamamoto, was den internationalen Charakter der Geschichte und der Produktion unterstreicht.

Eine historische Krise zum Leben erwecken

Die Produktion von „Good News“ wurde im September 2024 offiziell von Netflix angekündigt. Die Dreharbeiten zielten auf ein hohes Maß an Authentizität ab, um die Atmosphäre der 1970er Jahre nachzubilden. Das Produktionsteam baute detaillierte Sets in der Stadt Gunsan und importierte sogar ein echtes Flugzeug, um den Realismus der Szenen an Bord zu gewährleisten.

Schon vor seiner weltweiten Veröffentlichung hat der Film auf internationalen Festivals für erhebliche Aufmerksamkeit gesorgt. Seine offizielle Auswahl bei zwei der renommiertesten Filmfestivals der Welt unterstreicht seinen künstlerischen Anspruch. Er feierte seine Weltpremiere in der Sektion „Special Presentation“ des 50. Toronto International Film Festival (TIFF) und seine koreanische Premiere in der Sektion „Gala Presentation“ des 30. Busan International Film Festival (BIFF).

Diese Einführungsstrategie ist eine bedeutende Aussage von Netflix. Indem das Unternehmen den Film auf Plattformen positioniert, die traditionell dem Autorenkino und preisgekrönten Kandidaten vorbehalten sind, hebt es „Good News“ aus dem riesigen Katalog an Streaming-Inhalten heraus. Es strebt nach kritischer Anerkennung, um ihn als prestigeträchtiges filmisches Werk zu legitimieren, was signalisiert, dass es sich um eine der großen Wetten des Jahres handelt und ein globales, filminteressiertes Publikum anzieht.

Der Film verspricht eine spannungsgeladene und energiegeladene Satire zu werden, die ein historisches Ereignis als Kulisse nutzt, um Themen wie Bürokratie, Inkompetenz und die absurden Komplexitäten der internationalen Politik zu untersuchen, die heute noch genauso relevant sind wie vor fünf Jahrzehnten.

Der Film „Good News“ startet am 17. Oktober auf Netflix.

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